Vous avez forcément déjà reçu ce message :

« On l'utilise encore, cet outil ? »
Et là, petit moment de flottement...
Vous reconnaissez le nom (en principe). Vous savez à peu près pourquoi l'outil avait été installé. Mais est-ce qu'il est encore vraiment utilisé ? Par qui ? Et surtout, est-ce qu'il vaut toujours les 200, 500 ou 1 000 € qui apparaissent chaque mois sur la facture ?
Si vous gérez une boutique e-commerce depuis quelques années, il y a de fortes chances que votre stack se soit construite exactement comme ça : petit à petit.
1 app pour l'upsell + 1 outil d'avis clients + 1 solution de search + 1 plateforme de support + 1 outil d'A/B test + 1 nouvelle brique analytics...
Pris séparément, chacun de ces choix avait probablement du sens. Mais si on vous demandait aujourd'hui de prendre votre liste d'outils et de justifier la présence de chacun, seriez-vous capable de le faire facilement ?
C'est probablement la meilleure façon de savoir si votre boîte à outils commence à mériter un peu d'attention.
Votre stack ne s'est pas construite d'un seul coup
Revenez quelques années, ou même quelques mois, en arrière :
Votre taux de conversion stagnait : vous avez testé une solution d'upsell.
Le support devenait difficile à gérer : vous avez ajouté une plateforme dédiée.
Votre tracking n'était pas assez précis : une nouvelle solution analytics est arrivée.
Puis une agence vous a recommandé un outil. Une autre équipe en a testé un nouveau. Une app installée pour une opération ponctuelle s'est finalement installée dans la durée.
Le problème n'est pas forcément ce que vous avez ajouté : c'est ce que vous n'avez jamais pris le temps de réévaluer.
Parce que pendant ce temps, votre environnement a changé. Votre CMS propose peut-être désormais nativement une fonctionnalité pour laquelle vous payez encore une app. Deux outils ont pu évoluer jusqu'à couvrir une partie du même besoin. Un outil autrefois indispensable peut être beaucoup moins utilisé depuis le départ de la personne qui le pilotait.
Et puis il y a la FOMO
Vous regardez forcément ce que font les autres 👀
Un concurrent propose une expérience de personnalisation intéressante. Une nouvelle solution revient régulièrement sur LinkedIn. Une agence vous montre ce qu'elle a mis en place chez un autre client.
Des extensions Chrome comme Wappalyzer permettent même d'identifier une partie des technologies détectées sur le site d'un concurrent.
Et forcément, lorsque vous découvrez qu'il utilise une solution que vous n'avez pas, la question arrive : « Est-ce qu'on devrait l'avoir aussi ? »
Faire cette veille est utile. Copier une stack l'est beaucoup moins.
La stack d'un concurrent est une source d'inspiration - pas une liste de courses.
Vous ne savez pas nécessairement pourquoi cet outil a été choisi, comment il est utilisé, combien il coûte réellement ou même si l'équipe qui le paie en est satisfaite.
Faites l’inventaire de vos solutions
Prenez 30 min pour établir la liste de tous vos outils.
Avant de décider quoi garder ou supprimer, commencez par mettre tous vos outils à plat. Pas besoin d’un audit complexe : un simple tableau suffit pour y voir plus clair.
| Outil | À quoi sert-il ? | Coût mensuel | Qui l’utilise ? | Utilisé régulièrement ? | Chevauche un autre outil ? |
|---|---|---|---|---|---|
| Klaviyo | CRM & emailing | 2500 € | CRM / e-commerce | Oui | Partiellement |
| Hotjar | Analyse comportementale | 99 € | CRO | Parfois | Non |
| App d’upsell | Upsell panier | 49 € | E-commerce | Rarement | Oui |
Vous verrez vite lesquels méritent votre attention : ceux dont vous ne connaissez plus vraiment le coût, que personne ne semble utiliser régulièrement ou dont les fonctionnalités font doublon avec un autre outil.
Prenez maintenant chaque outil de votre liste et posez-vous ces cinq questions :
- À quoi nous sert-il aujourd'hui ?
- Qui l'utilise ou le pilote réellement ?
- Qu'est-ce qu'il nous apporte concrètement ?
- Que se passerait-il si nous le coupions demain ?
- Payons-nous déjà un autre outil qui couvre tout ou partie du même besoin ?
Vous avez répondu facilement aux cinq ? Très bien 👍
Vous avez hésitez à plusieurs reprises ? C'est probablement là qu'il faut commencer à creuser.
Pas nécessairement pour supprimer l'outil, mais au moins pour vérifier qu'il mérite toujours sa place.
Ne résiliez pas en masse vos abonnements
Vous venez peut-être de penser à deux ou trois outils que vous pourriez supprimer dès maintenant.
Mais attention : un outil apparemment peu utilisé peut alimenter un scénario email, une règle de merchandising, un script de tracking ou un reporting. Il peut aussi être devenu invisible pour vos équipes précisément parce qu'il fonctionne correctement en arrière-plan.
Faire le point sur sa stack ne consiste donc pas à ouvrir sa carte bancaire et à supprimer tout ce qui semble trop cher.
Pour un outil donné, la bonne décision peut être de le supprimer, mais elle peut aussi être de :
- mieux l'exploiter,
- renégocier son contrat,
- remplacer deux solutions similaires par une seule,
- ou tout simplement de le conserver.
Votre environnement d'outils doit pouvoir s’expliquer simplement
Avant votre prochain renouvellement ou votre prochain ajout d'un nouveau Saas, faites un exercice simple : essayez de reconstituer votre stack actuelle.
Pas seulement les grosses plateformes que tout le monde connaît. Regardez aussi les petites apps, les solutions marketing, les outils analytics, le support, le paiement, le merchandising ou encore les automatisations qui continuent de tourner.
Pour chacun, regardez ce que vous payez, qui l'utilise, à quelle fréquence et ce qu'il se passerait réellement s'il disparaissait : certains seront immédiatement évidents, d'autres vous feront probablement réaliser qu'ils pourraient être mieux exploités.
Et quelques-uns risquent de provoquer exactement la même réaction que le message du début :
« Attends… on utilise encore ça ? »
Ce sont ceux-là qu'il faut challenger en premier 💡
Avoir une bonne stack e-commerce ne signifie pas avoir le moins d'outils possible. L'important, c'est de connaître l'utilité de chacun et son impact sur votre business.
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Combien vous coûte vraiment votre boutique e-commerce ?